10 ans en Harley-Davidson : le bilan.

Harley-Davidson Street Bob

La passion qui nous anime nous la partageons avec nos clients, et c’est dans ce cadre que nous invitons Sylvain sur ce blog afin qu’il nous conte celle-ci, car il roule maintenant depuis 10 ans sur divers modèles Harley-Davidson. On lui laisse le clavier…

Tout d’abord je veux remercier Boutique-hd35 pour cet espace (de liberté…). Il y aurait tant de choses à dire, mais je vais essayer d’être synthétique. J’ai 53 ans, j’ai toujours eu des 2 roues motorisés depuis mon premier Solex à 14 ans. Ma vie de motard à longtemps été peuplée de Japonaises ou d’Anglaises, pour moi les Harley c’était pour les vieux, et puis un jour j’ai du vieillir… mais surtout je me suis rendu compte que j’aurais du plonger bien avant !

Un Street Bob sinon rien

A 43 ans c’est un peu par hasard que j’ai essayé un Sportster que j’ai tout de suite trouvé très agréable et joueur, et je trouvais ridicule mon « accompagnateur » et sa position délirante sur son Street Bob avec les bras en l’air. Jusqu’au moment où nous avons changé de guidons. 10 kilomètres plus tard, je disais « Je la veux ». Comme quoi les idées sont comme les motos, moins sympas quand elles sont arrêtées.

J’ai roulé 2 ans sur cette machine et découvert un plaisir que j’avais perdu, celui de profiter. Profiter de balades sans avoir envie de rouler comme un c-n… Profiter d’un moteur qui distille des sensations inracontables. Profiter d’un couple de tracteur tellement amusant pour passer une voiture sur la nationale sans toucher au sélecteur. Bref, le retour aux sources, deux roues, un moteur, et surtout une banane perpétuelle en guise de sourire.

Ce dont je ne m’étais pas rendu compte c’est que ce fameux virus dont parlaient tous les propriétaires de H-D que j’avais rencontrés auparavant, et bien je l’avais attrapé...

Un Road-King parce que j’avais le poster

road-king

Petit, j’avais un poster de Harley dans ma chambre. Honnêtement, je ne sais plus quel modèle c’était, mais le Road King y ressemblait bien. La « grosse » Harley dans toute sa splendeur. Si bien que j’ai craqué. Après le Street Bob, c’est le « Roi de la route » qui a pris place dans mon garage et surtout sous mes fesses…

Ça changeait sacrément du Street Bob. Fini les cervicales qui tirent au bout de 100 bornes, le Road King c’est un tapis volant avec lequel on ne s’arrêterait que pour l’essence. Et puis quelle gueule !  À chaque fois que je garais la bête quelque part, je retrouvais toujours quelqu’un à l’admirer au retour et à chaque fois ¼ d’heure de discussion (à prévoir dans son planning).

Le Softail Slim, car Harley-Davidson l’a dessiné exprès pour moi

Softail Slim

Durant ces sept  premières années, j’avais commencé à m’intéresser un peu plus à ce que produisait la Factory, ainsi qu’à toutes les belles machines personnalisées de la marque. Et puis un jour, ce fut la révélation ! Moi qui trouvait superbe la ligne des Bobbers, voilà que Harley-Davidson nous sort le softail SLIM.

Incroyable, c’est ça que je voulais depuis toujours, je ne le savais pas moi même, mais comment l’ont-ils su ? Voilà le look que je voulais pour MA Harley, je n’aurais pas espéré mieux dans mes plus beaux rêves. Ils avaient dessiné une moto rien que pour moi !

D’accord, j’exagère un peu, mais pas au niveau du plaisir que j’ai eu quand j’ai enfourché la première fois ce bobber des temps modernes. Et depuis mon premier baiser avec le Slim, c’est une histoire d’amour qui dure maintenant depuis 3 ans.

Alors d’accord, ça frotte un peu du côté des marchepieds, mais c’est devenu un jeu. Et puis c’est à se demander si les pneus ne sont pas en scotch, car il reste collé à la route quoiqu’il arrive. Et ce moteur, comme d’habitude, toujours présent comme il faut et où il faut, bref, la moto parfaite (en ce qui me concerne…et jusqu’à la prochaine…).

S’enfoncer doucement dans le monde Harley-Davidson

Au risque de ne pas me faire que des copains, je n’ai jamais été fan du « folklore » H-D. Les franges et le gilet de cuir ne sont pas vraiment à mon goût. Alors OK, j’admets quand même que je me fais parfois plaisir avec de jolies chemises siglées H-D, ou bien quelques tee-shirts avec le bar and shield.

Mais j’ai eu l’occasion plus d’une fois de me rendre à des ballades organisées ou des concentrations,  et je dois dire que j’y ai trouvé des ambiances vraiment sympas, même mieux que dans certaines concentres d’anciennes (je vais me faire tuer par certains là). Car ce folklore, il sert avant tout à unir, et puis franchement, une ballade avec une cinquantaine de H-D (ou parfois bien plus) qui grondent sur l’asphalte, je vous assure que ça en jette, et le public est toujours là pour faire bravo.

Le plus sympa reste cette petite lueur que vous voyez souvent luire dans les yeux d’un gamin qui regarde les grosses motos qui font du bruit (un peu quand même, ne me dites pas que vous avez gardé vos pots d’origine). À chaque fois je me dis « Si je pouvais le convertir dès son plus jeune âge ce serait bien, il gagnerait du temps par rapport à moi »…

Crédits photos : Sylvain.R

1 Commentaires

  1. Sympa le parcours et ta manière de le raconter.
    J’ai presque le même sauf que j’ai commencé par un Sportster, puis une Dyna Wid Glide, et maintenant un Fat Boy.
    J’ai beaucoup roulé sur des Triumph avant, j’ai d’ailleurs encore T301 de 96, celle là je la garderai toute ma vie. Mais comme toi je crois que j’ai bien attrapé le virus Harley 🙂

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